Connaissez-vous la Mascarite ?

Publié le par Marie-Christine

Non, ce n'est pas une fleur exotique...

Non, non, ce n'est pas un cocktail parfumé...

Non,non,non ce n'est pas une nouvelle danse...

 

  

C'est une étrange fièvre que l'on attrape sur les bords de la Dordogne... généralement en Mai.      

Délai d'incubation : plus de six mois. Les symptômes sont mail qui arrivent, téléphones qui sonnent. Curiosité et démangeaisons de renseignements. Elle s'attaque à une catégorie spécifique de personnes: des rameurs de loisirs et de randonnées sans préférence d'âge, de sexe ou de nationalité et persiste intensément pendant 4 jours.

La posologie est simple: se munir de bateaux appelés yolettes, d'une clé de 10, d'un gilet de flottaison et quelques autres objets usuels variés.

   

Se rendre au Bugue : charmante petite commune où  les prémices de la fièvre se font sentir, ramer sur la Vézère ,

dire bonjour à Limeuil et se lier d'amitié avec la Dordogne.

 

Arrêt àTrémolat :prise médicamenteuse.

Ramer à nouveau et passer l'écluse à Mauzac avant de s'engager dans le canal à l'ombre des sureaux et des acacias aux parfums délicats.

Le coulobre attend nos fiévreux à Lalinde et bien loin de leur faire peur, il ranime leur température de son souffle chaud. Là ce sera le "Dîner Périgord " avec de nouvelles potions magiques: Pécharmant, Monbazillac et autres crus qui accompagnent confits, omelettes aux cèpes, gâteaux de noix.

Au matin, ils repartent de Mouleydier . Clin d'oeil à Bergerac et à Cyrano et pour apaiser cette fièvre de la rivière qui les tient qui les retient, ils rament encore un peu,

un peu plus loin jusqu'au Pays Foyen.

Là à nouveau, les gouttes sont à prendre. Elles sont à volonté: Clairet, vins blanc et rouge de Peyriquey, mais il faut savoir se modérer, la cure n'étant point terminée...

Après s'être ressourcé dans les bras de Morphée, révé de saucisses de canards et anguilles persillées, l'appel de la coulisse se fera ressentir pour repartir vers de pittoresques villages tels Pessac ou Lamothe ou Flaujagues peut-être encore ! Passage à Castillon la Bataille et à Sainte Terre, capitale de la lamproie et ramer encore pour arriver à bon port...celui de Branne.

Point de régime en cet endroit, cette fièvre n'en supporte pas mais plutôt un dîner fin appelé "Diner Girondin" avec caille vigneronne ou entrecôte braisée sur le sarment et garnie d'échalotes et surtout petit canelé recommandé. La fièvre donnant soif, il faudra s'abreuver avec parcimonie de Saint Emilion, noblesse de la région. Mais celle-ci récidive soudain de bien surprenante manière. Elle les prend, elle les tient tous ces "marins" et elle les fait danser jusqu'au petit matin...

Et puis le dernier jour...les démangeaisons se font moins fortes et la Dordogne qui les emporte vers Libourne les trouve plus alanguis, la fièvre ayant un peu abusé de leurs forces mais la médication a eu ses compensations.

Quelques séquelles resteront: des ampoules au creux des mains et un coeur bleu de souvenirs. Il y aura les récidivistes de cette douce maladie"La Mascarite"  qui veut faire don de son nom à un petit journal internaute en signe de reconnaissance aux infirmiers et infirmières de la clinique Randonnée Aviron Mascaret Evasion qui ont su sauvegarder la vie de " A La Rencontre du Mascaret " en dépit des vents contre , des sables mouvants et des marées montantes...

 

 Donc nous y voilà : vous savez enfin ce qu'est "La Mascarite". Moi votre chroniqueuse après m'être essayée sur une gazette, j'ai découvert les joies de "blogger"!!!

  

                                        

Publié dans La Mascarite

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Nicole 19/08/2006 10:02

Chapeau M-C tu as Vraiment bien représenté l'équipe tout le monde rame à sa façon surtout Annie à la cuisine très important.

fred 24/07/2006 23:25

je reconnais tout à fait les simpthome et je confirme les dires